« Le réel, c’est quand on se cogne »

Jacques Lacan


Couv_L_autre_moitie_de_moi_
« Le 25 octobre 2010,
« Le 25 octobre 2010,
« Le 25 octobre 2010, je quitte mon amie D. aux alentours de dix-neuf heures, pour rentrer chez moi au volant d’une Mazda 6 de couleur bleue, cabossée à l’arrière et rayée sur les deux ailes. À ce moment de ma vie, je suis comme cette voiture : cabossée. Quant à mes ailes, où sont-elles ?
(…)
Le soir tombe sur la banlieue parisienne. Je veux rentrer chez moi pour dîner avec mes enfants, faire acte de présence auprès d’eux, bien que n’ayant guère d’appétit et pas plus de consistance qu’un courant d’air.
Je bifurque dans une rue, déboîte dans une deuxième. Je ne sais plus si je grille le feu, ou si je passe à l’orange en donnant un coup d’accélérateur.
Un enfant est là, sur son vélo, au milieu du passage. »




Portrait ALBondoux Cut
C’est un livre qui commence par un accident, un choc, une collision avec un fantôme.

C’est un livre plein de fantômes.
Je l’ai écrit au moment où je passais le cap de la quarantaine, n’échappant pas à une crise d’identité dont j’avais cru pouvoir m’exempter…

C’est un livre court, divisé en trois parties - La révolution, la désunion, la Réunion – elles-mêmes découpées en une cinquantaine de brefs chapitres : le danger, les larmes, la mort, naissance, alcool, tabous, Adam et Ève, la légèreté…

C’est un livre ponctué de citations qui me touchent, m’éclairent, me soutiennent.
J’y ai joint des morceaux de poèmes, de chansons, les extraits d’un journal intime, et des photos. Des morceaux de moi, éparpillés, et que j’ai tenté de rassembler.



ALB enfant
.
C’est un livre très personnel, le plus sincère possible, dont l’écriture a réclamé une énergie folle.
C’est un livre qui m’a tenue hors de l’eau.

J’y parle de ma famille, de mon enfance, de mon adolescence, de ma vie de mère, de femme, et de mon travail d’écrivain.
J’y parle d’amour, de peur, de rupture, d’une robe violette, d’un grand secret, d’un gendarme emmerdant, d’ananas, d’héritages divers, et du Commandant Cousteau.

On y trouve les choses banales de l’existence, et les questions compliquées qui nous la rendent pourtant extraordinaire.


« Quitter le domaine familier de la fiction s’est apparenté pour moi à une sortie de route au milieu d’un virage. J’en suis encore étonnée, étourdie, sonnée. Mais si j’ai finalement décidé de publier ce récit, c’est que j’espère partager avec vous les émotions liées à des moments où la vie s’emballe, s’emmêle, bouscule nos repères, nos croyances et nos certitudes. Ces moments de crise aigüe où, quel que soit notre âge, nous nous demandons brutalement qui nous sommes et où nous allons. »


Autour du livre

Étant donné son contenu et sa singularité dans ma production, j’ai attendu la parution avec un peu d’anxiété.
Depuis, j’ai reçu quelques courriers de lecteurs, des réactions émues souvent, et toujours très personnelles.

Si vous le souhaitez, je mets à votre disposition une page de contact.
Vous pouvez y déposer vos impressions de lecture.

Je précise qu’elles ne seront pas publiées


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