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Le contexte de l’histoire

Les personnages de ce roman ne sont pas des humains : ce sont des rats. En dehors du fait qu’ils parlent (j’ai essayé d’écrire ce livre sans dialogues, c’était trop aride !) et qu’ils éprouvent des sentiments humanisés, les rats se comportent selon les règles de leur race. Ils se nourrissent de déchets, vivent dans les égoûts, se battent, urinent, font des petits, se glissent par les soupiraux et se dirigent dans le noir grâce à leurs moustaches et leur odorat.
Je me suis servie d’une documentation fournie pour rendre mes personnages crédibles, mais ce livre n’est pas un documentaire. C’est une aventure au ras du sol, dans des lieux atypiques : un port de commerce, une benne à ordures, des terrains vagues, les cales d’un cargo, le toit d’un train, un bidonville, une jungle hostile. « La tribu », ou comment regarder sa poubelle d’un autre œil !

L’histoire

Vasco découvre un matin que sa tribu a mystérieusement déserté le hangar dans lequel il vit depuis sa naissance. Seuls trois ratons sont restés, cachés sous une bâche. Alors que son instinct lui commanderait de les abandonner, Vasco les prend sous sa protection et cherche un nid d’accueil. Il trouve refuge dans une autre tribu, celle d’Akar, chef tyrannique qui affame les plus faibles. Vasco s’oppose à lui, mais lorsqu’il comprend que les rats de la ville sont menacés d’extermination, il tente de convaincre Akar de fuir à ses côtés. L’exil de la tribu ne fait que commencer…

Autour de l’histoire

« La tribu » est le seul roman animalier que j’ai écrit, sous l’impulsion d’une commande des éditions Bayard (c’est aussi ma seule commande). J’ai travaillé en collaboration avec Thomas Leclère (éditeur) et Patrick Bideault (scénariste) pour mettre au point le « séquencier » de ce qui, à l’origine, était une trilogie. Puis j’ai écrit l’ensemble toute seule.
Cette expérience m’a permis de me frotter à des contraintes inattendues : décrire précisément les odeurs, les lieux confinés, les comportements des rats à partir de documents, rester économe sur les dialogues, faire apparaître les humains à hauteur de rat, tout cela m’a beaucoup appris. Même si ce texte, par sa nature, est moins personnel que d’autres, je suis contente du résultat.
Les jeunes lecteurs font souvent le parallèle entre l’exil des rats et l’exil de peuples humains à différents moments de l’Histoire, ils apprécient d’y trouver beaucoup d’action, et ils lisent sans peine les 400 pages de cette épopée à quatre pattes…

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Les traductions

USA     -     Italie

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