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Enfin en poche !

Ce roman (devenu d'après certains un classique de la littérature jeunesse) n'avait encore jamais fait l'objet d'une édition en poche.
Après 14 années de vie en grand format, voilà qui est fait : Bayard le propose dès septembre 2017 sous une couverture renouvelée, signée Florent Grattery.

Le contexte de l’histoire

« Les Larmes de l’Assassin » se déroule au sud du Chili, en Patagonie. Ce n’est ni un roman policier, ni un roman d’aventure, ni un roman réaliste, ni un roman psychologique, ni une fable, mais peut-être un peu tout ça à la fois. On pourrait sans doute dire aussi que c’est un roman d’amour initiatique.
Je n’avais pas de projet très précis lorsque j’ai commencé à écrire, seulement une image forte qui a été la matrice du reste : deux silhouettes marchant sur une terre plate, ventée, hostile. L’une des deux était massive, grande et brutale. L’autre était frêle, chétive et innocente. J’ai pensé que cette terre sans fin sur laquelle ces personnages marchaient était un bout du monde. Depuis mes rêveries d’enfant devant les planisphères et depuis mes lectures de la poésie de Pablo Neruda, le symbole de ce bout du monde était pour moi le Chili. La superposition du décor et des personnages a déclenché l’écriture de ce roman.

L’histoire

Paolo est un enfant sauvage. Il vit comme une bête dans une ferme misérable et isolée, avec ses parents qui ne s’occupent pas de lui. Un jour, un homme arrive jusqu’à la ferme. C’est Angel Allegria, un truand, un escroc, un assassin. Il tue les parents de Paolo, mais un sursaut de sa conscience l’empêche de tuer Paolo. L’assassin s’installe dans la ferme, refuge idéal pour un homme traqué par la police. Contre toute attente, une relation complexe naît entre lui et l’enfant. Ils s’apprivoisent. Lorsqu’un autre voyageur arrive, l’équilibre est rompu. Mais pour Paolo c’est le début d’un apprentissage de l’existence qui se fera au gré d’un voyage vers la ville et d’autres rencontres humaines.

Autour de l’histoire

« Les Larmes de l’Assassin » s’ouvre sur un crime et se construit autour d’une histoire d’amour ambiguë.
Je ne me suis pas posé la question de savoir si ce texte trouverait sa place en jeunesse. À l’époque, je ne connaissais qu’un éditeur, Thomas Leclère chez Bayard, et je le lui ai donné. Depuis, on m’a très souvent fait remarquer que ce roman n’était pas spécifiquement « jeunesse ». La question du passage entre littérature jeunesse et littérature générale est sans fin, et je laisse les éditeurs trancher. De fait, ce roman semble autant apprécié par les ados que par les plus âgés, et j’en suis très heureuse.

Les prix littéraires

Entre 2004 et 2005, ce roman a été primé plus de vingt fois, la plupart du temps par des jury de jeunes lecteurs, et parfois par des jury d’adultes.

Prix Sésame de Saint-Paul-Trois-Chateaux     -     Prix Sorcière 2004     -     Prix France-Télévision
Prix des dévoreurs de Livres     -     Prix Ado-Rennes     -     Prix des lecteurs en Seine
Prix de la ville du Mans     -     Prix de la ville de Marseille     -     Prix du Bessin-Bocage
Prix de l’Eté du Livre de Metz     -     Prix Passe-Livres d’Alsace     -     Prix des lecteurs des Vosges
Prix Gragnotte de Narbonne     -     Prix des adolescents du 04     -     Prix du Livre Elu en Livradois-Forez
Prix des collèges de Saint-Martin de Crau     -     Prix Soulas     -     Prix des lecteurs de la ville de Vannes
Prix des collèges de Villefranche de Rouergue     -     Prix du prix des 10 ans de la ville de Vannes     -     Prix des collégiens du 82

Et quelques autres…

Les traductions

Espagne     -     Portugal     -     Pays-bas     -     USA / Royaume Uni     -     Italie     -     Japon
Taiwan     -     Chine     -     Slovénie     -     Grèce     -     Pologne     -     Brésil     -     Australie     -     Roumanie

Autres surprises

Je n’avais jamais mis les pieds au Chili… voilà qui est fait depuis l’automne 2005 ! Invitée par le service culturel de l’Ambassade de France à Santiago, je suis partie deux semaines à la rencontre des lecteurs chiliens et sur les traces de mes personnages. Ce voyage a été un émerveillement ! J’ai pu sentir le vent de la Patagonie, et éprouver ce qu’est le bout du monde « pour de vrai » !
Si vous en avez envie, lisez mon journal de voyage !

Depuis juin 2005, je travaille à l’adaptation des « Larmes de l’Assassin » pour le cinéma. Il est encore trop tôt pour donner des détails, mais cette nouvelle aventure est riche en questionnements et en surprises.

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